Escalade de la mort
Pour la qualité des extraits. Notamment, je cite la critique :
"On sent René Desmaison pas peu satisfait d'être allé systématiquement à l'extrême, mais retenu de claironner sa joie. Car s'il peut livrer ses Mémoires, après cinquante ans d'alpinisme à haut risque, c'est qu'il est un miraculé: presque tous les autres ont disparu. Les portraits ici tournent court, des ombres rôdent, fantômes d'alpinistes démembrés, désarticulés. Aux aiguilles du Diable, «le masque de deux visages plats à la place des têtes, torses et ventres éclatés, les intestins emmêlés dans la corde». Dans les Dolomites, au cours d'une descente en rappel, «posée délicatement sur un bloc, une cervelle» environnée de taches brunes. Sur l'Eiger, une chaussure de cuir jaune, surmontée d'une guêtre rouge, d'où émerge la tête d'un tibia. 20 mètres plus bas, l'autre jambe. Et «l'odeur fade du sang»."
'Tain çà calme.





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