Oh Meuse, qu'est ta traversée devenue ?
Certains d'entre vous ne connaissent sûrement pas Freyr. Pour résumer, c'est le plus grand site de grimpe (naturel !) belge, autant dire au nord de Paris. A la belle saison, le grimpeur résidant à moins de deux heures de là ne se casse pas la tête la semaine pour savoir ce qu'il fera le week-end : il ira à Freyr, rejoindre tous ses amis grimpeurs.
C'est une des raisons pour laquelle chez pofroad on n'aime pas Freyr. En plus d'être souvent trop fréquenté, le site est doté d'une roche (calcaire beurk) ultra patinée (en tout cas sur les voies d'un niveau inférieur au 8 ;-). Et puis on arrive en voiture sur le parking situé en haut des voies et on doit se taper la descente dans des chemins tortueux et raides la plupart du temps pleins de boue (ok, on peut aussi descendre le tout en rappel mais la topologie du site impose quand même de voyager ensuite pour passer d'une falaise à l'autre, en empruntant un chemin tortueux, raide et boueux donc).
Par contre il faut bien reconnaître que le site a des charmes. Le fleuve (la meuse) passant au pied du site et sur laquelle flottent quelques bateaux de tourisme ajoute un petit côté inhabituel à ces nombreux rochers disposés à flanc de colline. Et puis y'a LE truc incontournable : le rocher du secteur "Tête du Lion" arrive directement dans l'eau. Et comme il est à peu près au milieu du site, pour accéder aux rochers de l'autre côté il faut remonter toute la colline (via les chemins boueux si vous avez suivi !), ou alors traverser par la flotte.
Oui, çà passe ! En fait sur une largeur d'un petit mètre le long du rocher la profondeur dépasse rarement 50-60cm. Malgré tout, croyez-moi ou non, çà fout (un peu) les chocottes : l'eau est verdâtre, on ne voit donc pas le fond quand on marche ... ni le petit mètre praticable (après lequel c'est le grand plongeon !) ni les 50-60 cm qui paraissent bien plus, surtout si un bateau a la bonne idée de passer au même moment. Et puis arrivé au milieu de la traversée on ne voit plus la portion de rive d'où l'on vient, ni celle où l'on va ! C'est vraiment le truc que je préfère à Freyr ! :-)
Si vous n'avez jamais eu l'occasion de vivre cette expérience ... et bien c'est bien dommage pour vous, car nos amis belges ont eu la bonne idée (voir ici) de construire un chemin bétonné pour régler ce "problème". J'en étais quasiment sûr, cette fois j'en suis certain : je ne remettrai jamais les pieds là-bas !






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