Souriez vous êtes cerné !

Posté par PitchOu le Mar, 30/01/2007 - 21:19.

Depuis plusieurs semaines je teste pour vous les conséquences du stress sur la grimpe (à noter que le stress est depuis très récemment agrémenté de colère - colère contenue car un grand sage m'a dit un jour "PitchOu, la seule colère acceptable est la colère contenue" et que depuis je m'y applique, mais colère tout de même).

Voici mes conclusions :

Acte I. Le pan Güllich tu adoreras

Dans un premier temps, le stress se caractérise par un énorme besoin de se défouler. C'est donc dans le bloc et le pan Güllich que l'on trouvera le plus de réconfort.

Acte II. La voie tu préféreras

Puis vient le deuxième temps. A force de stress et d'efforts intenses à heures tardives, le sommeil est de plus en plus dur à trouver. Le manque de patate commence à se faire sentir, tant pis pour le bloc, on se réconforte sur les voies.

Acte III. Plus de patate, tu fais n'importe quoi

Le 3ème temps est vicieux, vous n'en prenez pas tout de suite conscience. Les sensations ne sont plus les mêmes, les gestes manquent de précision, ils ne sont plus naturels. En fait, vous ne vous en êtes pas rendu compte mais le stress vous crispe tellement depuis des semaines que vous êtes devenu raide comme un bâton. Et un bâton, comme chacun sait, ça ne grimpe pas bien. Parallèlement un autre symptôme s'installe, celui ne pas réussir à enchaîner les mouvements qui nécessitent un minimum de concentration. Il faut bien l'avouer, vous faites n'importe quoi ! Pourquoi faire un janiro alors qu'un pied main aurait suffit ?

Acte IV. Le repos tu chercheras

Ce stade atteint, c'est la dégringolade. Vous avez conscience de grimper comme une patate, vous ne prenez pas de plaisir et en plus vous êtes crevé. Vous décidez alors d'arrêter une semaine pour récupérer. Erreur. Parce que le destin en a decidé autrement, c'est maintenant que la colère de tout à l'heure se manifeste. Résultat vous ne réussissez toujours pas à dormir, et ce n'est pas le manque d'activité physique qui va vous y aider.

Acte V. La grimpe tu reprendras

Vous décidez donc de reprendre la grimpe, au moins cela vous changera les idées. C'est là que vous comprenez que votre erreur est bien plus qu'une petite erreur et qu'elle a été fatale. En tentant de grimper votre 6a fétiche, celle que vous enchaîniez les yeux fermés 2 mois auparavant, vous vous rendez compte qu'en faisant le choix de ne pas grimper, vous avez fait le mauvais choix, celui de ne pas entrenir le peu d'endurance qu'il vous restait. Et puis vous êtes toujours aussi raide qu'un bâton. Psychologiquement c'est dur. Mais ce n'est rien comparé à ce qui vous attend. Désormais convaincu que grimper est la seule chance de vous sortir toutes les saloperies que vous avez dans la tête, vous vous encordez pour la voie ultime de 17 m. Plus c'est long, plus c'est bon. C'est parti !

Acte VI. Plus de patate, tu fais n'importe quoi - bis

2 mètres, 5 mètres... "'Putain ! Est-ce que j'ai bien fait mon noeud ? Oué c'est bon, j'ai demandé à lOulOu de vérifier"... 7 mètres ..."Il m'assure bien sur la bonne corde au moins lOulOu ? Oué c'est bon le mou s'avale au fur et à mesure".... 9 mètres "Finalement je sais plus... j'ai bien fait vérifier mon noeud par lOulOu ou non ? Merde merde merde" ...11 mètres ... "Mais est-ce que j'ai bien fait mon noeud, bordel ! J'ose pas regarder"... 12 mètres "Et si je regarde et que je me rends compte que mon noeud n'est pas bien fait, j'fais quoi ?"... 13 mètres "Oh la vache, j'suis daubée, je pourrais jamais tenir accrochée aux prises le temps que quelqu'un vienne me chercher"... 14 mètres "Continue à grimper PitchOu, si ton noeud n'est pas fait, mieux vaut tomber de haut, t'auras plus de chance de mourir sur le coup"... 15 mètres..."Oh nan, je peux pas mourir comme çà, c'est trop naze"...16 mètres "J'en peux plus je vais lâcher... est-ce que j'ai bien fait mon noeud..."

La semaine prochaine, les conclusions de mon prochain test : "Quelles sont les conséquences de l'alcoolisme sur la grimpe ? ".

ah, c'est tellement vrai :)
Etant en période de partiels, je prefere pas grimper pour pas déprimer de ma grimpe, mais faire des conneries (tractions, pompes ... ) pour évacuer l'excès de power ( faible ceci dit ^^ ).
L'avantage du stress des exams, c'est qu'une fois passés, le stress est passé aussi , et comme le dit si bien Pat, plus que l'entrainement, c'est la motivation qui compte :)
(deux semaines dans le froid et le stress, ça vous motive ^^ )
Sur ce, bonne chance pour te debarasser de ton stress :)

Zen, les amis, Zen.
Un peu de yoga, un yaourt bio et au lit, ya que ca de vrai
;-)

Snow

Ohlala, mais vite, une séance à Blo s'impose...
Au milieu de la nature, avec le vent dans les cheveux et les doigts sur du vrai caillou, ça ira mieux...
Mais alors, c'était vraiment la déprime cette petite soirée de fin d'année James Bond ??? ;-)

Un ptit kalin à karamel, un ptit tour sur les commentaires du blog, un bon grog, et ca va repartir...!!
bizzzzz

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"Ne monte sur la marche que si tu es sûr d'y tenir"

ou un calin à Loulou aussi :)

Un bon stage dans le verdon 6 jours, regarder "opéra vertical" matin midi et soir pendant 6 jours aussi, "la vie au bout des doigts" le matin uniquement les 3 derniers jours (pour éviter les cauchemards le soir). Et c'est tout bon.

Mon rythme depuis 6 mois, soit par semaine : Beaucoup trop d'heures de travail + 6 heures d'escalade + 3 heures de natation + 1 sauna/mois.

j'en suis arrivé à la conclusion suivante :
-L'escalade est un formidable déstressant. J'oublie tous les pbs de la journée quand je grimpe et en plus, quand je suis fatigué, je grimpe mieux car plus concentré.
-La natation en revanche est le défoulouard ce qui permet de se vider et de bien dormir.
-Le p'tit sauna, c'est juste pour se détendre et se décrasser après toutes ces heures de sports!!

Donc, même si vous êtes crevés, même si vous n'êtes pas motivés, rappelez-vous qu'une bonne séance de grimpe nettoie le corps et surtout l'esprit !!
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Patxi, Grimpeur & Gastronome

> quand je suis fatigué, je grimpe mieux car plus concentré
J'ai déjà remarqué ça aussi. A mon avis le rythme cardiaque est moins élevé quand on est fatigué, du coup on est plus zen et peut-être plus concentré. Par contre ça ne marche qu'avec les petites fatigues passagères ;-)

oui pasque là je dois etre crevé en profondeur et y a rien qui vient ^^

Comment çà y'a rien qui vient? Mais il faut faire quelque chose les pofieseu! Les filles Plutonium lance un crie d'alarme!!

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