Souriez vous êtes cerné !
Depuis plusieurs semaines je teste pour vous les conséquences du stress sur la grimpe (à noter que le stress est depuis très récemment agrémenté de colère - colère contenue car un grand sage m'a dit un jour "PitchOu, la seule colère acceptable est la colère contenue" et que depuis je m'y applique, mais colère tout de même).
Voici mes conclusions :
Acte I. Le pan Güllich tu adoreras
Dans un premier temps, le stress se caractérise par un énorme besoin de se défouler. C'est donc dans le bloc et le pan Güllich que l'on trouvera le plus de réconfort.
Acte II. La voie tu préféreras
Puis vient le deuxième temps. A force de stress et d'efforts intenses à heures tardives, le sommeil est de plus en plus dur à trouver. Le manque de patate commence à se faire sentir, tant pis pour le bloc, on se réconforte sur les voies.
Acte III. Plus de patate, tu fais n'importe quoi
Le 3ème temps est vicieux, vous n'en prenez pas tout de suite conscience. Les sensations ne sont plus les mêmes, les gestes manquent de précision, ils ne sont plus naturels. En fait, vous ne vous en êtes pas rendu compte mais le stress vous crispe tellement depuis des semaines que vous êtes devenu raide comme un bâton. Et un bâton, comme chacun sait, ça ne grimpe pas bien. Parallèlement un autre symptôme s'installe, celui ne pas réussir à enchaîner les mouvements qui nécessitent un minimum de concentration. Il faut bien l'avouer, vous faites n'importe quoi ! Pourquoi faire un janiro alors qu'un pied main aurait suffit ?
Acte IV. Le repos tu chercheras
Ce stade atteint, c'est la dégringolade. Vous avez conscience de grimper comme une patate, vous ne prenez pas de plaisir et en plus vous êtes crevé. Vous décidez alors d'arrêter une semaine pour récupérer. Erreur. Parce que le destin en a decidé autrement, c'est maintenant que la colère de tout à l'heure se manifeste. Résultat vous ne réussissez toujours pas à dormir, et ce n'est pas le manque d'activité physique qui va vous y aider.
Acte V. La grimpe tu reprendras
Vous décidez donc de reprendre la grimpe, au moins cela vous changera les idées. C'est là que vous comprenez que votre erreur est bien plus qu'une petite erreur et qu'elle a été fatale. En tentant de grimper votre 6a fétiche, celle que vous enchaîniez les yeux fermés 2 mois auparavant, vous vous rendez compte qu'en faisant le choix de ne pas grimper, vous avez fait le mauvais choix, celui de ne pas entrenir le peu d'endurance qu'il vous restait. Et puis vous êtes toujours aussi raide qu'un bâton. Psychologiquement c'est dur. Mais ce n'est rien comparé à ce qui vous attend. Désormais convaincu que grimper est la seule chance de vous sortir toutes les saloperies que vous avez dans la tête, vous vous encordez pour la voie ultime de 17 m. Plus c'est long, plus c'est bon. C'est parti !
Acte VI. Plus de patate, tu fais n'importe quoi - bis
2 mètres, 5 mètres... "'Putain ! Est-ce que j'ai bien fait mon noeud ? Oué c'est bon, j'ai demandé à lOulOu de vérifier"... 7 mètres ..."Il m'assure bien sur la bonne corde au moins lOulOu ? Oué c'est bon le mou s'avale au fur et à mesure".... 9 mètres "Finalement je sais plus... j'ai bien fait vérifier mon noeud par lOulOu ou non ? Merde merde merde" ...11 mètres ... "Mais est-ce que j'ai bien fait mon noeud, bordel ! J'ose pas regarder"... 12 mètres "Et si je regarde et que je me rends compte que mon noeud n'est pas bien fait, j'fais quoi ?"... 13 mètres "Oh la vache, j'suis daubée, je pourrais jamais tenir accrochée aux prises le temps que quelqu'un vienne me chercher"... 14 mètres "Continue à grimper PitchOu, si ton noeud n'est pas fait, mieux vaut tomber de haut, t'auras plus de chance de mourir sur le coup"... 15 mètres..."Oh nan, je peux pas mourir comme çà, c'est trop naze"...16 mètres "J'en peux plus je vais lâcher... est-ce que j'ai bien fait mon noeud..."
La semaine prochaine, les conclusions de mon prochain test : "Quelles sont les conséquences de l'alcoolisme sur la grimpe ? ".





Commentaires récents